Romantisme. Poèsie. Nature. Belles images. Fées, anges
/http%3A%2F%2Fnsa03.casimages.com%2Fimg%2F2008%2F11%2F07%2F%2F081107065603881527.gif)
36. A l'étoile du berger - (Alfred de Musset)
| Pâle Etoile du soir, messagère lointaine, Dont le front sort brillant des voiles du couchant, De ton palais d'azur, au sein du firmament, Que regardes-tu dans la plaine ? |
| Que cherches-tu sur la terre endormie ? Mais déjà sur les Monts, je te vois t'abaisser ; Tu fuis en souriant, mélancolique amie Etoile qui descend sur la verte colline, Et ton tremblant regard est près de s'effacer. |
| Triste larme d'argent du manteau de la nuit Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine, Tandis que pas à pas son long troupeau le suit. |
| Etoile où t'en vas-tu dans cette nuit immense ? Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ? Où t'en vas-tu si belle, à l'heure du silence Tomber comme un perle, au sein profond des eaux ? |
| Ah ! si tu dois mourir, bel astre, et si ma tête Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux, Avant de nous quitter, un seul instant arrête : Etoile de l'amour, ne descends pas des cieux ! |
/http%3A%2F%2Fnsa03.casimages.com%2Fimg%2F2008%2F11%2F07%2F%2F081107070544761666.gif)
/http%3A%2F%2Fnsa03.casimages.com%2Fimg%2F2008%2F11%2F07%2F%2F081107071110830989.gif)